Attentat de Nice

Communiqué de Pascal Balmand, Secrétaire général de l'Enseignement catholique

La violence aveugle nous laisse toujours sans voix, et dans un premier temps seul le silence s'impose : le silence de l'émotion et de la compassion pour les victimes et pour leurs proches, le silence du recueillement et de la prière...

Mais, parce que l'École est un lieu d'éducation, elle ne saurait demeurer totalement silencieuse. Et parce que l'École catholique entend témoigner de l'Espérance, sa parole ne peut que dire et redire, envers et contre tout, que la fraternité sera toujours plus forte que la haine. Pour nous chrétiens, il ne s'agit pas d'un vœu pieux un peu vague : il s'agit d'une certitude de foi.

 

C'est précisément dans la mesure où elle se nourrit de notre foi que notre parole doit être une parole de raison : ne laissons pas notre pays se diviser ; ne laissons pas la peur, l'amalgame et le rejet d'autrui gangréner nos jours et nos vies.

Oui, nous sommes tous dans la peine, et nous pensons d'abord à tous ceux-là qui ne souhaitaient rien d'autre que de partager un moment d'innocence et de joie en ce jour de fête nationale, et qui ont rencontré la folie meurtrière : particulièrement aux membres de nos communautés éducatives dont le nom figure hélas dans la liste des victimes à ce jour identifiées, Amy Vidal et Medhi Hachadi, élèves du collège Saint Barthélémy, Monsieur Billiez, professeur au lycée Don Bosco, Monsieur Pellegrini, professeur aux Récollets (Longwy), Madame Razafitrimo, maman de deux enfants de l'école Sainte Thérèse et à leurs familles, mais aussi à tous les autres... Néanmoins, la colère, la vindicte et la suspicion érigée en système ne constitueront jamais le ciment d'une société humaine digne de ce nom.

Il est certes nécessaire que les pouvoirs publics s'emploient à protéger les habitants de notre pays. Mais la plus forte et la plus sûre des protections se trouvera toujours dans l'édification, par définition jamais achevée, d'une Terre des hommes plus unie et plus fraternelle. Pour ne pas oublier les victimes de Paris et de Bruxelles, pour ne pas oublier désormais celles de Nice, pour ne pas davantage oublier toutes celles et tous ceux qui, du Soudan ou de l'Irak aux bateaux de la Méditerranée, meurent chaque jour de l'exclusion, de la faim et de la guerre, l'École catholique doit plus que jamais vivre son engagement éducatif comme une exigence de tous les instants, et le porter dans chacun de ses gestes - à commencer par les plus modestes d'entre eux.

C'est pourquoi j'invite tous ses acteurs à se rassembler autour de la Prière de Saint François, en en redécouvrant vraiment toute la force et toute la portée :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l'amour.

Là où est l'offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l'union.

Là où est l'erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

 

Pascal BALMAND Secrétaire général de l'Enseignement catholique

 

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